De la frontière du Laos à Siem Reap

L'entrée au Cambodge se fit sans encombre pour nous. Bien sûr, nous avons évité les entourloupes de son entrée.
Passage direct aux coups de tampons sur le visa en évitant les services qui tentent de vous soutirer 2$ pour un soit disant contrôle sanitaire, non obligatoire. Le fait d'avoir obtenu notre visa cambodgien au Laos nous a aussi évité les 5$ supplémentaires de dessous de table, que certains auraient eu à payer.






La route est pénible sur le départ. Elle longe la frontière sur quelques kilomètres faisant faire une boucle dans la nature qui ne sert pas à grand chose si ce n'est que de pédaler sous la chaleur.



Oui, nous avions bien chaud déjà au Laos mais ici au Cambodge les mêmes températures nous semblent plus écrasantes. Un autre fait que l'on constate assez rapidement et que nous pourrons vérifier tout au long de notre route, c'est la pauvreté plus importante des autochtones mais aussi leur sourire vraiment sincère.


La route est un mélange peu agréable de goudron et de remblai bien poussiéreux au passage des gros véhicules motorisés.



Notre première étape se fera à Stung Treng, ville sans grand intérêt, sale et grouillante. Nous pourrons après avoir retiré des dollars les échanger rapidement à la banque contre de la monnaie cambodgienne.

Même pas eu droit à un tour de manège.

Nous y passerons tout de même une seconde journée, pour cause d'anniversaire. Patrick vient de prendre un an de plus mais ça ne se voit pas. Ici, on pense qu'il a 70 ans. Sûrement la barbe blanche qui les intrigue fortement.


Nous prenons la direction de Siem Reap par la route du nord, celle qui passe par Preah Vihear. Il fait vite chaud.

Au Cambodge c'est journée pyjama pour beaucoup de femmes.


Ici, au Cambodge, il est difficile de trouver de quoi se nourrir dans les petites échoppes que l'on rencontre tout au long de la route.
Il n'y a que quelques menus et trop rares paquets de petits gâteaux apéro et quelques boissons fraiches qui sont stockées dans des glacières. Ici, contrairement au Laos et à la Thaïlande, pas de frigo fourni par les grandes marques. Et pour cause, il n'y a pas d'électricité distribuée dans ces villages entre 2 grosses villes.



Nous ferons un premier arrêt camping dans la cours d'une école.
Un carré d'herbe nous fera de la place pour poser la tente, une pompe à bras nous permettra d'avoir de l'eau, non potable et un joint de réchaud récalcitrant sur la bonbonne d'essence nous aidera à débuter un incendie vite maitrisé avec l'aide d'une voisine. J'en entends déjà un de loin qui va crier vive le réchaud à bois…. ;-)


Du coup, n'ayant rien pour faire chauffer pâtes, c'est la voisine qui nous invitera sur sa cuisine/terrasse/salle à manger pour que les pauvres errants que nous sommes puissent se mettre quelque chose sous la dent.



Ces Cambodgiens sont vraiment accueillants malgré leur pauvreté, ils vous ouvrent leur maison et le peu de bien qu'ils ont. Une bonne leçon de vie encore une fois.


Ils sont curieux aussi et le montage de tente comme notre partie de cartes les ont intéressés au plus haut point. On fera du coup, un heureux en lui offrant notre jeu de cartes. Après tout, nous arrivons sur la fin de nos bivouacs et il ne nous manquera pas trop. Ici, il continuera de se rendre utile en offrant un peu d'animation le soir au coin du feu.


Nous ferons un second bivouac sans tente en empruntant une maison sur pilotis inoccupée et un troisième en demandant une place pour planter la tente dans une ferme plus très loin de la zone Angkor et ses temples.


La très mauvaise organisation de l'entrée à Angkor Vat.

Il y a des temples assez excentrés d'Angkor Vat qui méritent le détour, enfin sur le papier parce que nous finalement on ne l'a pas vu.

Voici pourquoi :
venant de l'est, nous coupons direct après Svay Leu vers le nord ouest en direction de Banteay Srei. Un temple dont la beauté est ventée dans les guides. Nous arrivons sur le site et là pas moyen de passer parce que nous n'avons pas le pass. Ça ne va pas se passer comment ça, nous on veut l'acheter le pass. Oui, mais pour le pass faut passer à Siem Reap. On ne peut pas acheter de ticket sur place. On repassera…


Aller acheter son ticket à 35 km du site, faut reconnaitre que c'est intelligent. Petit détour pour rien, la gorge nouée et un coup au moral, nous poursuivons donc notre route pour finir d'arriver à Siem Reap.
L'entrée au parc… la simplicité n'est pas de mise ici à Siem Reap, mais ça… c'est pour une autre fois.

3 commentaires :

  • Anonyme | 7.2.15

    BON ANNIV
    JE TE SOUHAITE DE BONNES SURPRISES
    BONNE CONTINUATION
    PATRICE

  • Zwoofff | 9.2.15

    Merci Patrice
    Pour nous la fin du voyage approche. J'avoue que je serais content de retrouver mon saxo. Alors à ... Dans pas trop longtemps

  • La Terre dans le guidon | 11.2.15

    Vive le réchaud bois !!!!!!!
    Et surtout bon anniversaire pour tes 70 piges Patrick. Ça vallait bien un début d'incendie.

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