De Jasper à Kamloops

Le départ de Jasper se fait sous une belle chaleur comme celle que nous connaissons depuis quelques jours. La route est légèrement descendante et nous en profiterons pour faire un peu plus de 96km. Cela dit nous n’avons guère le choix car c’est la distance pour arriver au prochain camping qui se trouve dans le parc du mont Robson. Rien de franchement intéressant sur la route, des sapins à droite et à gauche, bien serrés pas d’aire pour se reposer agréablement et encore moins d’espace pour un éventuel camping sauvage. Nous n’aurons pas d’autre choix que de payer 25$, le même prix qu’un RV. Au canada on n'a pas encore trouvé de réels prix Bikers/hikers comme aux USA.

Le paiement se fait au passage du personnel responsable qui fait le tour du camping. 2h après notre installation personne.
Trop crevés, nous nous couchons vite fait en jouant à un, deux, trois… sommeil. 
On ne sait toujours pas qui a gagné mais ce qui est sûr c’est que l’employée est passée au moins 3 fois pendant notre sommeil. C’est au petit déjeuner, qu’on viendra nous quémander le prix de l’emplacement.
T'as changé d'heure?

c’est reparti cette fois pour une plus petite étape. Un hôte warmshower nous attend à Valemount. 
Au passage nous changerons d'heure en reculant la petite aiguille. 

Stop!

On aura même le droit à des travaux. Encore une fois, tout est pour les métalozaures.  La bande d'arrêt d'urgence qui nous sert de protection restera dans son état... défoncée.


Thomas, charpentier de son état, nous offrira avec gentillesse repas et lit bien chaud pendant que sa compagne, une artiste peintre au talent confirmé, voyage à travers le nord des Etats-Unis à vélo.

Dans la menuiserie de Thomas

L’étape suivante nous conduit à Blue River après plus de 100km sur une route qui franchement n’a toujours rien d’emballant. Petra et Michael nous avait parlé avec joie d’une excursion en bateau à faire sur la rivière. On vous assure de voir des ours et avec plus de chance des Mooses pour la modique somme de 80$ par personne. Un peu trop touristique à notre goût. 


Les ours doivent être appâtés pour que les touristes ne soient pas trop déçus d’un tel investissement. Car s’il y en avait tant naturellement dans les parages ça ferait belle lurette qu’on en aurait vus. 
Etant donné la chaleur, il semblerait qu’ils soient tous montés prendre le frais dans les hauteurs loin des routes. Du coup on se rabat au seul camping du coin pour la modique somme de 26$. Erreur… 

ça c'est du bonheur quand on crève de chaud.

Quelques temps après nous prenons connaissance d’un lac à proximité avec une belle petite plage qui aurait pu faire l’affaire pour un bivouac gratis. zut! on y fera tout de même trempette. Un peu de fraîcheur dans ce monde en chaleur.

La seule vraie bande de bikers que nous avons croisée depuis 3 mois.

A Clearwater, après une bonne distance parcourue le matin nous traînerons dans l’unique petit centre commercial (entendez par là 4 boutiques et demie autour d’un parking). Ce que l’on boit s’évapore aussitôt. 35° au compteur… 
On se réfugie dans l’unique boutique qui vend des glaces et qui nous offre le wifi gratuitement histoire de vous donner quelques nouvelles. 
Vers 18h on se décide enfin à bouger à la recherche d’un coin pour planter la tente. On nous indique bien un camping gratuit près de la rivière mais encore trop loin pour nous sous cette chaleur. Une église et son terrain bien gazonné nous tendent les bras. 
Personne… on tente une incursion chez la voisine (qui n’est pas une fourmi) histoire de savoir si on peut planter la tente près de l’église.
Em, Alison et Garth

Alison, comprend vite qu’on n’en peut plus et nous offre spontanément de planter la tente dans son propre jardin. La voilà même qui s’improvise avec gentillesse hôte warmshower en nous offrant dîner, douche et machine à laver. On a vraiment de la chance. Nous y passerons une bonne soirée. Le matin, son mari Garth nous propose même de nous emmener à Kamloops avec sa voiture, départ 4h du mat. On aime trop pédaler pour dire oui (huuum!) et surtout on n’aime beaucoup moins se lever aux aurores.

Troisième raison et la plus vraisemblable c’est qu’à Kamloops un hôte nous attend seulement dans 2 jours. Y arriver trop tôt serait béta!


Un camping plus tard, nous arrivons donc vers midi à Kamloops, toujours sous la chaleur. 
Tout au long de la route depuis plusieurs jours, un brouillard cache l'horizon. En fait c'est la fumée de plusieurs incendies que connaissent annuellement les canadiens dans cette région.

Un peu avant, nous aurons la surprise d’observer le déchargement de ces nombreux camions chargés de billots de bois. Impressionnant le crabe qui fait le boulot. Je n’aimerais pas qu’il me sert la pince.

La route devient stressante car la circulation est de plus en plus dense et si les camions nous respectent bien, on ne peut pas en dire autant des voitures qui nous frôlent.

Un arrêt dans la zone industrielle pour trouver internet et un plan de ville. Anne-Marie en profitera pour innover avec notre première crevaison depuis notre départ. Sympa! Vous croyez qu’elle aurait pu choisir un endroit champêtre? ben, non! au beau milieu ou presque d’une 3 voies et d’une 4 voies. Fallait bien marquer le coup.

Notre hôte de ce soir, Klaus, habite en hauteur de la ville. comme il nous avait écrit : « I hope you have strong legs, as it is 500 meters above the city. Not quite like the Tourmalet, though. »
Comme ça pendant 7 km

Il n’avait pas menti. 7km de grimpette à se faire et pas de la petite. Pédaler avec nos vélos bien chargés est impossible. Même à pousser c’est pas simple. Une voiture stoppe et son propriétaire s’offre généreusement pour charger nos vélos et bagages dans son pick-up. 

Sandy et Daryl

Daryl et Sandy passent leur retraite dans une superbe et grande maison dominant la ville avec vue sur les montagnes. Un rêve! Magnifique !

Peu de temps après, nous voilà sur les hauteurs de la ville devant la maison de Klaus. Fastoche avec une voiture, mais sincèrement, le Tourmalet, à pied en poussant le vélo, ce n’était pas du luxe.


Klaus nous offrira 2 nuits à passer chez lui. Vraiment cool et sympa. Nous passerons la première soirée autour d’un barbecue et ensuite à écouter un groupe de rock compétent donnant un concert dans le parc de la ville.

Kate et Klaus et le chien June

Le lendemain nous ferons connaissance de ses parents tout éberlués de rencontrer 2 fous qui parcourent un bout du monde à vélo.

1 commentaires :

  • Anonyme | 29.7.14

    Tandis que vous souffriez sur les pentes bien raides, je vous ai fait une petite infidélité.
    En effet, entre Jasper et Kamloops (et d'ailleurs, plus largement sur le territoire des montagnes rocheuses canadiennes) circule un train qui s'appelle "Rocky Mountaineer".
    Pour l'emprunter, d'accord, il faut disposer d'un portefeuille très (mais vraiment très) bien garni, mais You Tube aidant, on peut se régaler des images video des différents parcours sans débourser un cent. Ne reste plus ensuite qu'à imaginer et rêver...
    Un petit lien pour vos lecteurs curieux : https://www.youtube.com/watch?v=YxRsMZbgKms. (au passage, vous pouvez sauter les répétitives images de repas au cours du voyage!!), mais beaucoup de vidéos possibles valent un coup d'oeil.

    Vous avez dû dépasser les 5000 kms entre Kamloops et votre étape suivante : chapeau bas et verre haut!!

    Et enfin, je viens d'acheter 12 litres d'autobronzant pour vos jolis pieds de cyclistes, bien blancs.
    Bises,
    Gala

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